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  • L’auberge La Colomba, une maison de résistance à Sant’Andrea di Badia Calavena

    Dans le petit village de Sant’Andrea di Badia Calavena, niché dans les collines de la province de Vérone, environ à 35 kilomètres, l’auberge La Colomba fut bien plus qu’un simple lieu d’hospitalité. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle devint un carrefour clandestin où se croisaient voyageurs, résistants, soldats et fugitifs, un lieu où l’histoire mondiale s’invita dans la vie d’une famille rurale : les Stoppele.

    Une famille d’aubergistes au cœur de la tourmente fasciste

    Dans les années 1930 et 1940, l’auberge est tenue par Palmino Stoppele, un homme simple et profondément attaché à la liberté, et par ses enfants, Silvino et Maria. L’établissement accueille indistinctement clients ordinaires, mais aussi partisans clandestins et même des parachutistes alliés cachés dans la région.
    La Colomba devient peu à peu un refuge discret pour ceux qui refusent la dictature, un point de rencontre où circulent informations, messages et espoirs.

    Le drame du 12 septembre 1944

    Le 12 septembre 1944, la répression s’abat sur la famille. Après une dénonciation, les SS allemands et les milices fascistes encerclent le village.
    Palmino, 56 ans, et son fils Silvino, jeune médecin de 25 ans, sont arrêtés, torturés pendant plusieurs jours puis fusillés. Leur crime : avoir aidé la Résistance et protégé des partisans.

    Ce massacre marque à jamais Sant’Andrea. Une plaque commémorative à l’auberge rappelle encore aujourd’hui le nom des fusillés, et trois croix dressées dans la campagne, à Trettene, lieu Tre Croci sur Google Maps, signalent le lieu de leur exécution.

    Maria “Kira”, de la douleur à la Résistance

    La fille de Palmino, Maria Stoppele, choisit alors la lutte. Sous le nom de guerre Kira, elle rejoint les partisans dans les montagnes de la Lessinia, puis à Milan. Messagère, agent de liaison, combattante, elle participe activement au réseau clandestin .
    En avril 1945, elle fait partie du groupe partisan qui capture Benito Mussolini et Claretta Petacci à Dongo, sur les rives du lac de Côme.

    Son courage lui vaudra la Médaille d’argent de la valeur militaire, l’une des plus hautes distinctions italiennes, et fera de la famille Stoppele l’une des plus décorées de la Résistance italienne.

    Le retour à La Colomba

    Après la guerre, Maria revient à Sant’Andrea di Badia Calavena. Malgré les traumatismes, elle rouvre l’auberge familiale La Colomba, transformant ce lieu marqué par la violence en un symbole de vie et de reconstruction.
    Pendant des années, l’établissement restera un point de rencontre pour les habitants, les voyageurs et les anciens partisans, un lieu où l’on racontait encore les histoires de la guerre, de la liberté et du sacrifice.

    Un lieu de mémoire

    Aujourd’hui, La Colomba demeure un symbole puissant. Dans ce village discret de Vénétie, les ruelles, les plaques commémoratives et les souvenirs racontent l’histoire d’une famille ordinaire devenue héroïque.
    L’auberge des Stoppele incarne la Résistance italienne dans ce qu’elle eut de plus humain : des paysans, des aubergistes, des femmes et des hommes simples qui, face à la dictature et à la guerre, choisirent de dire non.

    La Colomba est maintenant fermée !

  • Merci la Petite République .com

    Nous adressons un sincère remerciement au média petiterepublique.com pour avoir annoncé la présentation et la séance de dédicace du livre Kira… J’ai capturé Mussolini.
    Par cette mise en lumière, Petiterepublique.com contribue à faire connaître cette œuvre et à encourager les rencontres entre auteurs, lecteurs et passionnés d’histoire.
    Un grand merci pour ce précieux relais et pour l’intérêt porté à cet événement culturel..

    Lire l’article :

    https://www.petiterepublique.com/2026/02/04/monleon-magnoac-kira-jai-capture-mussolini-le-nouveau-livre-de-filippo-stoppele-en-dedicace

  • Témoignage d’un passé, Maria Stoppele…

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    Une invitation à découvrir un récit nouveau, à soutenir les libraires indépendants ou à choisir le confort du web — dans tous les cas, l’aventure commence dès la première page.

    Maria Stoppele, connue sous le nom de guerre Kira, fut une résistante italienne courageuse, dont le rôle dans la lutte antifasciste restera gravé dans la mémoire. Reconnaissable par son audace et son engagement, elle participa directement à la capture de Benito Mussolini, un acte symbolique de la fin du fascisme en Italie.

    Décorée et honorée par le ministère de la Défense et l’ANPI pour sa bravoure, Kira incarne la détermination, le courage et la ténacité des femmes de la Résistance, souvent oubliées dans les récits historiques traditionnels. Son héritage n’est pas seulement un témoignage du passé, mais un exemple vivant de la force et de la justice.