Un jour pour honorer celles et ceux qui ont choisi la liberté face à la tyrannie.Dans l’ombre des années sombres, quand l’Europe pliait sous la botte fasciste et nazie, des hommes et des femmes ordinaires ont refusé de courber l’échine.
Parmi eux, une jeune Italienne à peine sortie de l’adolescence : Maria Stoppele, connue sous le nom de guerre Kira.Née près de Vérone, dans le petit village de Badia Calavena, rien ne prédestinait cette fille d’aubergistes à entrer dans l’Histoire.
Mais la guerre ne choisit pas ses héros : elle les révèle. Kira rejoint la Résistance italienne, cette armée des ombres qui lutta pied à pied contre l’occupation allemande et le régime de Mussolini. Elle porte des messages, aide des fugitifs, participe à des actions dangereuses, guidée par un amour farouche de la liberté et de sa terre.Son nom reste à jamais lié à l’un des épisodes les plus symboliques de la fin de la guerre : la capture de Benito Mussolini en avril 1945, sur les rives du lac de Côme. Alors que le Duce fuyait vers la Suisse, déguisé et abandonné par ses alliés, Kira et ses camarades partisans mirent fin à la fuite du dictateur qui avait plongé l’Italie dans le chaos. Un geste d’une jeune femme d’une vingtaine d’années qui résonne comme un coup de tonnerre dans l’Histoire.
Son histoire, longtemps gardée dans les secrets de famille, a été magnifiquement ressuscitée par son cousin Filippo Stoppele dans le livre Kira… J’ai capturé Mussolini. Un récit poignant, tiré d’archives, de témoignages et de voyages sur les traces du passé, qui nous rappelle que l’Histoire est faite d’êtres de chair et de sang, de courage discret et de choix décisifs.
Hommage à la Résistance

La Résistance, ce n’est pas seulement des armes et des combats. C’est avant tout un état d’esprit :Le refus de l’inacceptable, la solidarité face à la barbarie, le pari fou que la dignité humaine vaut tous les risques.
Des maquis français aux montagnes italiennes, des réseaux de passeurs aux imprimeries clandestines, des femmes comme Kira, Ada Gobetti, Irma Bandiera ou tant d’autres anonymes ont prouvé que le courage n’a pas d’âge ni de genre.
Elles ont payé un lourd tribut : tortures, exécutions, deuils. Mais elles ont offert à leurs enfants et petits-enfants une Europe libre.Aujourd’hui, en ce 27 mai, rendons hommage à Maria « Kira » Stoppele et tous les résistants.
À toutes les résistantes et résistants qui ont choisi, dans l’obscurité la plus totale, d’allumer une flamme.
Que leur mémoire nous inspire.
Que leur exemple nous rappelle que la liberté n’est jamais acquise, qu’elle se défend chaque jour, par le courage, la vigilance et la mémoire.« L’Histoire ne meurt jamais, tant qu’on la raconte. »
La France commémorera le 83ᵉ anniversaire de la création du
Conseil National de la Résistance (CNR), dont la première réunion s’est tenue le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin
Vive la Résistance. Vive la Liberté.
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